Quand j’étais petite, je rêvais d’écrire.

Je n’aurais jamais imaginé qu’un jour ce rêve se réaliserait, pour de vrai. Car aujourd’hui, j’écris les histoires d’étoiles dont on ne vous parlera jamais, ni le soir, ni à la télé, ni dans les radios ni dans les foires. Les histoires des étoiles de ma génération.

J’écris pour les générations à venir et celles d’aujourd’hui; des histoires que j’aurais aimé qu’on me conte le soir, pour mieux me faire rêver. Des histoires qui me donnent des frissons, des histoires qui me donnent la rage de réussir.

Vous savez, chaque Irawo est une trace dans le temps. Ils resteront gravés, car portés par l’écriture dans le cœur des jeunes comme moi, qui veulent juste croire.

I’m a believer. J’ai la foi. Je crois en quelque chose. De très fort et d’extrême. Ma foi est que le monde est une galerie lactée d’étoiles, lactée de traces, faite de lait et d’âmes.

Les écrits restent. Les paroles s’envolent. L’espoir est immortel.

Quand au Forima, un participant venu du Tchad se rapproche de moi et me dit, “Irawo m’a sauvé à un moment où je ne croyais plus en rien. Merci”;

J’ai la foi.

Quand des personnes qui ne se connaissent pas, ne partagent rien d’autre qu’un réseau social, se réunissent pour offrir de nouveaux patins à une championne de 12 ans qui brille à en donner le tournis;

J’ai la foi.

Quand des centaines de milliers de personnes se connectent à travers un média positif, qui donne de la force, inspire et libère; Quand ils tendent vers le même idéal, vers la même galaxie avec la même rage de réussir;

J’ai la foi.

Rêve. Bosse. Brille. Mon motto c’est #RBB. Ma mission c’est Irawo.

Chacune des 4 photos suivantes est une histoire.

La première c’est Rawdath Demba Diallo, la rolleuse croqueuse d’or.

Oui, la fameuse. Photo prise en Mars 2017, sur le boulevard de la Marina à Cotonou, après une journée complète de shooting où on avait perdu Yanick sous la pluie, où on avait mangé du Atassi dans le studio Claxik Media de Kebo Okioh qui nous a toujours ouvert ses portes.

Kebo, je me souviens avait dit de Rawdath après que je lui ai raconté son histoire :

– Moi à son âge, je voulais juste jouer.

Mawunu avait fait un travail génial dans la direction artistique. Il a l’œil pour les choses créatives et sait dégager l’énergie qu’il faut dans la pose qu’il faut.

Ce jour-là, pendant qu’on filmait Rawdath, deux gars sont apparus dans le Champ sur Zem. Ils étaient peints en vert-jaune-rouge. Quel moment !

La deuxième photo a été prise à la Marina ( le feu pas le boulevard; pour les les Non-Cotonois : c’est différent 😄 ). Y avait Elvis, Darios, Morel, Mawunu et bien sûr Sanmak lui même. On a bu du Adoyo, une boisson très fraiche plus forte que le Coca. Mais ceci est un secret bien protégé…😈

Sanmak est l’un des meilleurs réalisateurs en Afrique. Son histoire a fait pleurer des gens. De frisson. Je me rappelle quand on était à la place des Martyrs, pendant qu’ils racontait son histoire, on était tellement scotchés à ses lèvres, que je ne voyais plus rien autour de moi. Servan a cessé de filmer, il s’est assis. Le silence était total, sauf que la voix chaude de Sanmak qui revenait de temps à autre.

  • J’ai quelque chose au fond de moi qui me rassure, quelque chose qui me dit que je suis grand.
  • J’ai quelque chose qui me pousse, qui me met la pression, qui me dit que j’ai encore beaucoup de choses à réaliser, qui me dit quand je gaspille mon temps.
  • Cours ! Cours ! Cours !
  • ….
  • Je vais graver mon histoire dans la tête de tout le monde.

Il le dit lui-même dans sa chanson “ton étoile“, une chanson qui le raconte.

  • Peu importe ce qui se passera, tu finiras par briller.

J’ai la foi.

Peu importe ce qui se passera, tu finiras par briller.

J’ai la foi comme Stévy, qui monte des escaliers pour vendre des offres Orange; Stévy devant lequel se pointe un fusil, lui qui court, descends, s’assoit, apeuré, dépassé complètement sous le choc. Il pense mais il croit.

– La nuit n’est pas éternelle. Le jour finit par se lever.

Porto-Novo, 26 Mai 2017. Eva et Femi ont vu de toutes les couleurs : sable rouge, pavé, boue, eau, poisson. On a réussi à faire une interview dans une pirogue. Elvis est fort. Rien à dire.

On a même été à l’Assemblée nationale, ramasser des fleurs et les jeter en l’air des dizaines de fois. Juste pour avoir une cover parfaite. Ah. On se débrouille comme on peut.

C’était génial.

La dernière photo c’est Ola Aminou Celle qui a eu le courage de quitter un train-train quotidien pour suivre son vrai chemin. Servir les autres. Être utile au monde. Plutôt que rendre les riches encore plus riches, pourquoi ne pas réduire le gaspillage alimentaire ? Allez, hop. Optimiam est là.

La photo a été prise à la place Lénine. On avait loué un taxi 3 roues pour la séance. Le chauffeur suivait le shooting et nous posait plein de questions. Il trouvait ça cool, ça se voyait. Nous aussi d’ailleurs. Le bonheur c’est de faire des activités ludiques pour changer le monde.

Le bonheur c'est de faire des activités ludiques pour changer le monde. Click To Tweet

Aha. Changer le monde, quelle grosse prétention.

Mais osef. Pourquoi pas ? En effet, pourquoi pas ?

Dans 10 ans, 20 ans, 100 ans, les histoires des Irawos seront toujours là. Ce n’est pas juste une question de mots. Mais d’Hommes. Car tous ceux qui ont lu leurs histoires et ont été inspirés par elles, le garderont dans le cœur. Ça les aura motivés à croire en eux, à changer quelque chose autour d’eux, à vivre leurs rêves, à suivre leurs étoiles.

Ils auront la foi.

Quelqu’un a dit : “Ne pense pas que tu es. Sais que tu es.” Alors, qui suis-je ? Que dois-je faire ? Où dois-je aller ? Qui sommes nous ? Où devons-nous aller ? Irawo a trouvé la réponse.

Nous sommes…des étoiles.

Rendez-vous dans exactement 7 jours pour découvrir le prochain Irawo.


Mylène Flicka