Cotonou, Je t’aime ❤️

Qu’est-ce que je fais ici ?

Une gifle aussi brutale que ce vent frais qui me mordait le visage. Brutal ? C’est pire. J’étais terrorisée. Et j’avais mal. La veille, j’avais pleuré dans les bras de ma mère. Je ne me rappelle pas la dernière fois que je l’ai fait. Elle m’a murmuré dans les oreilles…: ”Rappelle toi d’où tu viens”. Ma mère c’est ma raison de vivre. Dans tous les sens du terme.

J’ai embrassé ma soeur et ordonné à mon petit frère de réussir sa vie, Je ne me rappelle plus du nombre de fois où je me suis rappelée, sous ce froid glacial, qu’il avait été en somme, mon meilleur ami. Le gars avec qui j’ai joué Police & Bandit et qui a été un gars cool jusqu’au bout.

Qu’est-ce que je fais ici ?

Je suis sortie. J’ai fait une crise d’angoisse. “Petit chiot apeuré”, c’est comme ça qu’il m’a appelée. Gare du Nord. Il fallait retenir ma ligne, mon métro, mon RER, la zone 1, la Zone 4. Il fallait introduire le ticket, attendre qu’il ressorte. Courir à gauche, rester debout à droite. Faire le pass Navigo. Changer de ligne. Sortir du métro. Faire gaffe à mes poches. Marcher 15 minutes après en se tapant une putain de rafale froide pour rentrer à la maison tenir son radiateur à pleines mains en gémissant : mon précieux, mon précieux, mon précieux…

Je vous assure, ça me fait du bien d’écrire ça. Fais chier. Fallait que ça sorte. Riez pas à ma blague de merde, je vous en prie. 🙁 Moi, à Cotonou, je sors de chez moi, j’appelle un zem et tout-est-réglé. Je ne m’emmerde pas à rester sur le qui-vive à chaque seconde. Je viens d’un pays où les choses vont plus patiemment. Bien évidemment, c’est avec le recul de 6000 kilomètres que je m’en rends compte.

La dernière fois que j’étais à Paris, c’était avec Cheikh Fall pour la publication d’une étude sur la citoyenneté numérique. J’y avais passé 3 jours incroyables où tous les journalistes avaient cherché à savoir comment je trouvais la ville lumière. “Comme si un complot était ourdi pour me faire dire que c’est la plus belle ville du monde.”, extrait de mon post instagram où je faisais un large sourire devant la tour Eiffel. J’avais inlassablement répondu aux journalistes que Cotonou était la plus belle ville du monde.

Je suis venue à Paris avec plein de préjugés sur les Parisiens. J’ai été agréablement surprise par une gentillesse, de l’amour et de la beauté. Comme si un complot était ourdi pour me faire dire que c’est la plus belle ville du monde. Mais je ne le dirai pas. Les choses que j’ai adorées : La place donnée à la musique, à l’art: cette possibilité d’écouter des musiciens dans le métro, sur les avenues. La liberté de Delacroix qui est un tableau aux puissantes allégories. Je suis tombée sous le charme d’un serveur aux Champs Elysées: Le paradis du fruit, sublime…et joué à la crâneuse devant une incroyable Mercedes Benz. « We dont pray for love, we just pray for cars » 🤓 #Paris est ma #philosophie de ce dimanche. Voilà ! Et vous ? Qu’avez-vous à me philosopher ? #BloggerLife #beauty #eiffeltower #trocadero #frompariswithlove #beauty #art #sensibility #instapic #Sunday #flemme

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Je le pense encore. Les premiers jours, je les ai passés au lit. D’abord parce que j’étais fatiguée, ensuite parce que j’étais acculée et que je n’avais rien à foutre de Paris. Je voulais juste dormir. J’ai esquivé tous les WI-Fi à la ronde et je me suis nichée sous les draps pour 14 heures de sommeil. Le lendemain, j’ai chaussé mes bottines, accessoire hétéroclite sous les 30 degrés de Cotonou, mais absolument banal dans les rues de la Marne. A Cotonou, si je voulais me taper une petite promenade, je n’ai qu’à enfiler un body, une culotte et deux Tongs affectueusement appelés “Les impolis”*. Cette chaussure est un dieu de la nonchalance ou un soldat pressé selon qui le porte, grâce à son bruit caractéristique et au dispositif simple qui vous garde le pied en 3 mouvements. Evidemment, il me parait bien glamour maintenant que je vis avec des chaussettes continuellement plaqués sur mes pieds. Ils me manquent énormément, soit parce qu’ils sont gelés et que je n’y ressens rien ou parce que je ne les vois qu’à la douche.

La douche parlons-en. J’en ai pris suffisamment depuis mon arrivée. Des douches chaudes, toujours. J’ai déjà passé plus de 20 min à me mettre de l’eau chaude sur le corps. J’aimais voir les gouttes chaudes glisser, m’envelopper d’un bien-être quasi jouissif qui faisait oublier à mon corps, les sévices du froid.

Et puis, du beurre de Karité. C’est l’ingrédient magique. J’en ai rapporté une grosse boule du Bénin ainsi que suffisamment de bonne nourriture de chez moi pour faire passer la mélancolie, le manque et la nostalgie. J’ai aussi pris du Victago, cette pommade verte qui est réputée soigner les peines de cœur. C’est un baume chauffant qui a beaucoup de succès chez moi. J’ai été surprise de constater que cette petite pommade se glissait avec aise dans la poche de mon manteau. Vous ne savez pas quel bonheur ça m’a procuré. Un petit soulagement dans l’épreuve que représente chaque sortie de mon nez dehors. Je m’en passais un petit bout sur les mains entre deux métros.

Quand tu n’es pas dans ton habitat naturel

Qu’est-ce que je fais ici ?

La foule est oppressante. Il y a trop de monde, un peu partout. A Cotonou, les seuls moments où tu vois autant de monde, c’est soit au marché, soit lors d’un accident ou pour une manifestation. Je dois apprendre beaucoup de choses trop rapidement. Et même pour manger, apprendre à reconnaître les bons produits et donner à la caisse les bons billets. Faire la différence entre les centimes en pièces et les euros en pièces. Je suis allée au supermarché, la première fois que je suis sortie de chez moi. Je n’en avais même pas fait le plan. Je me suis réveillée, j’ai eu envie de sortir. Je me suis habillée, je suis sortie. J’ai marché le long de la rivière, où papotaient cygnes et canards. Le sol était constamment humide.

A Cotonou, à moins d’une pluie…🙄

J’observe chaque petit détail de ce nouvel environnement avec défiance et curiosité, telle une extraterrestre qui de loin, découvre une civilisation. C’est moi versus Eux. Dans les transports, je regarde les gens. Leurs mines, leurs gestes, leur manière de nouer l’écharpe, ou de se faufiler dans les trains. Vent glacial. Partout. Il y a peu de vie, peu d’occasions de rire. Accrochés à leurs smartphones, attendant le prochain train, les gens se remarquent à peine. Ils ne se voient même pas. Les arbres tristement dévêtus par la pluie et le vent me parlent d’une neurasthénie instituonnalisée, où tu te lèves, tu t’habilles, et tu fais ce que tu as à faire. Tes états d’âmes, tu les noies dans l’alcool, le tabac et la baise ( quand tu peux, sinon va sur internet ). On pourrait reconstruire Khéops avec tous les mégots que j’ai vu en 2 semaines. J’ai aussi été choquée de voir des crottes de chien recouvertes d’un livre…neuf.

À Cotonou, tu as droit à des publicités quand ta connexion te le permet. Ici, je suis tentée de me prendre des Premiums. Hashtag Completely Exhausted par le nombre incommensurable de marques et de publicités. On t’en file à toutes les sauces et partout : dans ton telephone, sur chaque lien que tu ouvres, pour chaque chanson écoutée, dans la rue, dans les gares, dans ta boîte postale. Partout. On y échappe pas. Nous sommes des êtres-prêts-à-acheter. Juste ça. Donc je suis sortie. J’avais pris mon portefeuille au cas où et mon passeport parce que “je n’étais plus chez moi”. J’ai donc marché, pour une promenade. J’ai donné quelques gouttes d’eau à la rivière, essuyé mes yeux, repris ma marche et découvert ce qui allait devenir pour quelques temps, mon quartier.

Cotonou, je t’aime

J’ai passé beaucoup de temps à me dissimuler dans le mur. À tirer de chaque côté mes réalités. J’ai pensé écrire un poème pour toi, Cotonou. J’ai fait une prose dans le Bus, regardant les rues de Bry. Je croyais te voir, Cotonou. Le matin, je maudis la nuit parce que dans ton giron, à 8h, je peux voir le soleil. Je regarde les gens et je te vois, mon cher pays. Je te ressens dans leurs indifférences, leurs impatiences. Mines mornes, yeux rivés sur un iPhone ou sur Kindle, ils se dépassent parfois sans humanité.

La dernière fois, à la gare, le train n’est pas arrivé à l’heure. Une foule compacte se pressait sur les quais, figée par l’attente qui elle-même se cristallisait peu à peu. Nous étions tous là, à attendre un train qui ne venait pas. J’ai pensé à un autre train. Celui qui m’a conduit loin de toi. J’ai pensé à la gare, celle-là qui m’a attendue durant des mois. Cet échafaud que j’observais de loin, terrifiée, pendant les jours qui m’ont séparé de la réalité que je ne connaissais pas encore. Il ne se passe un seul jour sans que je ne pense à toi, Cotonou. Tu es le petit bout de cœur de ma maison. Je ne vois que toi. Tu hantes les nuits de mon cœur. Et le jour, tu t’installes sous mes paupières. Je ne vois que toi. Je ne vois que toi.

J’ai traversé la rive, pris le chemin que je redoutais tant. J’ai fait les 6000 kilomètres. Cotonou, je t’aime. Je t’ai connu quand je suis née. Puis, on s’est rencontrées quand j’en ai eu 15. Tu es la première jungle dans laquelle la vie m’a lancée. Durant 6 ans, tu as régi mes découvertes. Toutes les interviews, tous les shootings, les rires, les larmes, toutes les peurs et les doutes, toute cette vie, tout ce rêve. Me faisant aller d’un antre à un autre de toi, tu nous as fait écrire une aventure. Celle-là même qui m’a amenée ici. Irawo.

Cela m’amuse quand je pense que pour vivre ce rêve, j’ai dû abandonner celui de passer toute ma vie à l’école. Un rêve avorté pour faire vivre un autre plus grand : les talents, les talents d’Afrique. Écrire leurs histoires et les faire lire au monde. Tu sais, ce doctorat à 21 ans. Tu sais, ce rictus quand je les ai fêtés. Tous ces rêves qu’il m’a fallu abandonner parce que j’ai fini par comprendre celui qui a dit que la vie c’est ce qui arrive quand on a prévu autre chose. J’ai accepté que mon train prenne un autre chemin. J’ai pris les peines et trouvé de la force pour faire ce que demandait mon cœur.

Hier, j’ai vu des étoiles. Les premières depuis que je suis ici. Je me suis à nouveau rappelée de toi. Parce que je ne pense qu’à toi. Je ne vois que toi. Les étoiles, les Irawos. J’ai vu chacune de ses histoires, fixée dans la constellation d’Orion. Qu’est-ce que je fais là ? Je me suis posée cette question, tout le long. J’ai trouvé la réponse dans ce ciel qui se montrait nu pour m’aider à le faire aussi.

Je me suis longtemps retenue, Cotonou. Les larmes ont fini par couler. Parce qu’elle le doivent. Parce que le cœur est trop plein et qu’il doit déborder, encre sur papier. Cotonou, je t’aime. Je suis venue ici pour être meilleure, pour apprendre. Parce qu’on ne cesse jamais de le faire.

Beaucoup m’ont posé la question, tu sais. Sur Snapchat. Qu’est-ce que tu étudies, Mylène ? Marketing, Com et E-business, répondais-je inlassablement. Parce que tu sais que j’avais toujours voulu faire ça. Que la diplomate avait d’autres passions. Même si l’écriture a pris le dessus, elles ont toutes fini par nager ensemble avec Irawo. J’avais besoin de plus. Je me sentais évidée. Je devais apprendre plus pour faire plus.

Apprendre sur le tas ne suffisait plus. Et puis, je pouvais prendre le temps de me former mieux, de voir des choses que je ne voyais pas. De changer de perspective et de me de jeter à nouveau dans des cahiers. Papa m’a souvent dit que j’étais trop jeune pour arrêter d’étudier. Je ne le voyais pas de cette manière. Je lui avais promis de lui montrer que cette pause valait la peine. Maman m’a raconté qu’il s’était enfermé une fois pour écouter une de mes interviews à la radio. Tu sais, si j’étais à la maison, je lui montrerai les photos de moi à Rfi, sa radio preférée que j’ai visité il y a peu. J’ai entendu Alain Foka pour de vrai. Je lui ai serré la main et je me suis rappellée de tous ces matins où Papa et moi avions écouté le débat Africain. J’ai été à Couleurs Tropicales. J’ai pris le selfie avec Claudy Siar. Et puis, Claire Hédon, priorité santé.

Le jour de ma rentrée, j’ai parlé de toi Cotonou. A mes 25 nouveaux camarades. Et à ce prof de Stratégie Marketing qui semblait surpris de me voir si heureuse quand je pense à toi. Je leur ai dit que tu étais la plus belle. Que les Zems étaient la meilleure invention du monde. Qu’il ne fait pas si froid chez toi. Qu’il y a toujours un sourire et une raison d’être heureux. Je leur ai dit que je m’appelais Fifa. Pas de Mylène Flicka, ici. Personne ne se retourne dans la rue pour me demander un autographe. Personne ne me poursuit à moto. Personne ne me reconnaît à mes talons hauts. D’ailleurs difficile d’en porter. Je marche beaucoup. C’est si nouveau et si rafraîchissant. Fifamè est le petit bout de cœur que nous partageons, Cotonou. C’est la paix. C’est ma maison. C’est mon prénom. Alors chaque fois qu’ils le prononcent, ils me parlent de ma maison.

Cotonou, je pense à toi. Je te porte en moi. Qu’est-ce que je t’aime encore plus ! Senam m’a dit qu’il fallait que j’y aille. Que je m’y mette, que j’accepte ne plus être avec toi. J’ai été aux Beaux-arts et j’irai au Quai Branly. Parce qu’il a beaucoup de mon pays dans ces murs. J’ai compris que tout ce que je pouvais faire c’était de te rendre fier, de te faire rayonner, de te raconter à tous ceux qui passeront sur ma route. De trouver tous les Nabile Quenum que parfois, nous avons manqué de voir et de continuer à raconter leurs histoires. Pour que l’étoile de Irawo continue toujours de briller pour révéler les Irawos.

Je suis partie comme une voleuse, la nuit. Je n’ai pas dit bonjour à ton soleil. Je n’ai pas vu briller l’étoile rouge qui brille dans ton cœur. En fait, je suis partie avec elle, pour te garder auprès de moi, en attendant que je revienne. Mais tu le sais, Cotonou. Tu sais que je t’aime. Alors, attends-moi, je reviens.

Fifa

48 Comments

  1. 25 janvier 2018
    Reply

    Fifa, j’ai lu avec beaucoup de nostalgie (pour le pays). Gardes la perche et comme au pays, rends nous fier là bas. Que Dieu te protège ma grande!

    • myleneflicka
      25 janvier 2018
      Reply

      Merci beaucoup Mikhaïl ! 🙂 Amen ! Je ferai tout mon possible !

  2. DJIDAGO Casimir
    25 janvier 2018
    Reply

    Ta plume est restée toujours si accrochante. Bon séjour. Je partagerai ton texte avec mes apprenants qui ne rêvent que de Paris.

    • myleneflicka
      26 janvier 2018
      Reply

      Merci beaucoup Casimir ! Ça c’est trop cool. J’ai hâte de lire leurs avis 🙂

  3. Bon séjour à Toi. Je sais que tu reviendras plus forte et plus active que jamais.

    Cotonou est en Toi . L’étoile rouge brille en Toi pas même la Tour Eiffel n’ en atténuera l’éclat.

    Je suis très content pour toi. Encore une fois bon séjour. Parle de Cotonou aux Parisiens. De ses rues parfois malfamés . De ses marchés. De ses trottoirs où l’on se salue sans se connaître.

    • myleneflicka
      26 janvier 2018
      Reply

      Merci beaucoup Désiré ! Ainsi soit-il 🙂

  4. 25 janvier 2018
    Reply

    Très belle plume! Je me suis un peu retrouvée dans ton écrit car je partage aussi ton amour pour notre patrie. Je vis en France depuis plus de 20 ans et me demande toujours ce que je fais ici.
    Bon séjour à toi et courage courages!!

  5. Carine
    25 janvier 2018
    Reply

    J’ai pleuré, j’ai rit et j’ai repleuré… Courage la princesse aux étoiles

    • AMADOU Jawad
      26 janvier 2018
      Reply

      J’avais les mêmes sentiments. La France, bofff hein

  6. 25 janvier 2018
    Reply

    Je te lis et j’ai cette somptueuse impression d’être en train de lire un roman ! Tant tes écrits débordent de vie, de joie et d’émotions ! J’en suis très ému. C’est beau et je te souhaite une bonne chance dans cette nouvelle aventure. Sois heureuse !

  7. DeMarie
    25 janvier 2018
    Reply

    Délicieux !

  8. Afoussatou
    26 janvier 2018
    Reply

    Merci Mylène de toujours dis haut ce que mon coeur ne cesse de crier. Je suis vraiment heureuse que tu ai repris tes études et surtout ici en France. vivement qu’on se revoit.

    • myleneflicka
      26 janvier 2018
      Reply

      Ça va se faire Afoussatou ! 🙂 Merci beaucoup

  9. 26 janvier 2018
    Reply

    Chacun vit ce dépaysement de manière quasi intime… Moi je suis comme Joséphine Baker: « j’ai deux amours, mon pays et Paris…  » Bon séjour Fifa !

  10. Ornella
    26 janvier 2018
    Reply

    Toujours une belle plume. Rêve Haut et Avance en Hauteur. L’avenir te réserve plein de belles choses. Bonne continuation Fifamé

    • myleneflicka
      26 janvier 2018
      Reply

      Merci beaucoup Ornella ! 🙂

  11. Irma Alofa
    26 janvier 2018
    Reply

    J aimerais bien te rencontrer. Je t admire beaucoup.

    • myleneflicka
      26 janvier 2018
      Reply

      😂 franchement, difficile d’y échapper

  12. 26 janvier 2018
    Reply

    Mylène, toi seule peut mettre autant d’émotions dans un si banal papier. C’est inutile de te redire que tu as une belle plume. Ton article me rappelle mes premiers pas à Paris il y a deux ans. On regrette tellement Cotonou qu’on peut traverser toute la ville pour aller s’offrir un *Kom à 20 euros.

    Et puis ce fameux Victago. Indispensable dans cet environnement hostile. Tu viens de grossir le rang des gens qui m’ont transformer en dealer de ce produit dans l’Hexagone. Mais je vous comprends tellement…

    Je te souhaite beaucoup de bonheur et plein succès

    • myleneflicka
      26 janvier 2018
      Reply

      Merci beaucoup Seigla !  » On regrette tellement Cotonou qu’on peut traverser toute la ville pour aller s’offrir un *Kom à 20 euros. » mais tellement ! Mais tellement ! Pour le Victago, apportes-en la prochaine fois que tu viens 😀 J’achète !

  13. Gared
    26 janvier 2018
    Reply

    Ça se passe quand même pas trop mal pour vous ? Donnez des nouvelles à CF. Bon courage

  14. Kiliane
    26 janvier 2018
    Reply

    C’est une satisfaction énorme de te lire. Du courage, concentré toi bien sur ce que tu es allée faire et Cotonou t’attendra les bras grand ouverts.

    • myleneflicka
      26 janvier 2018
      Reply

      La concentration c’est la clé de tout ! Merci beaucoup Kiliane !

  15. Clémence
    26 janvier 2018
    Reply

    Ce présent sentiment te formera!!! Que dis-je ? ?? Il te forgera. Quand tu penseras à chez nous, tu en sortiras meilleure. Non. Ça te rendra carrément Parfaite parce que c’est ma meilleure source de motivation, savoir d’où l »on vient et que l’on doit faire honneur à ce « où on vient. »

    • myleneflicka
      26 janvier 2018
      Reply

      Merci beaucoup Clémence. Tu as raison. Je crois que cette motivation vient du fait qu’on se sait si loin de ceux qu’on aime et qu’on veut que ce sacrifice en vaille la peine ! 🙂 Merci beaucoup pour la lecture et le partage !

  16. 26 janvier 2018
    Reply

    Mylène, je n’ai pu resister à lire jusqu’au bout. Ta plume est toujours aussi belle. Bonne chance pour la suite!

    • myleneflicka
      26 janvier 2018
      Reply

      Merci beaucoup Vital ! Au plaisir de te voir par ici ! 🙂

  17. OSSENI
    26 janvier 2018
    Reply

    DU COURAGE.. la chasseuse de Talents.

  18. OSSENI
    26 janvier 2018
    Reply

    du courage la Chasseuse de Talents.

    • myleneflicka
      26 janvier 2018
      Reply

      Merci beaucoup Yanick ! 🙂

  19. Houriya BABA-MOUSSA
    26 janvier 2018
    Reply

    J’en ai les larmes aux yeux, très belle écriture. Bon vent dans ta nouvelle aventure.

  20. Esther p.p
    26 janvier 2018
    Reply

    Waooooh !!!!!! Quelle émotion alors là Mylène je suis bluffer. Sans être là bas tu m’as raconté ton quotidien. Quand je disais à mes parents qu’on était mieux que chez soi, Ils me comprenaient pas. Puisque j’ai vécu ça aussi un bref moment.
    Mais c’est quand même bien De faire De nouvels expériences et De découvrir. Merci pour ce partage. Wake up africa.! Merci De me conforter dans cette ville. Alors je lui rend hommage. Cotonou je t’aime merci De nous le rappeler. Je t’aime Mylène . Affectueusement Esrher

  21. Warelle
    26 janvier 2018
    Reply

    C’est magnifique, tu es fière de ta petite belle ville… Je t’admire… Longue vie à toi 😊

  22. Adoukè Yessoufou
    26 janvier 2018
    Reply

    Tres belle plume Fifa. Je t’ai lu avec emotion. Je te souhaite bcp de courage pour la suite. Et ne t’en fais pas. Cotonou restera la même pour revoir ton sourire a nouveau😉.

  23. Philippe Adeolou
    27 janvier 2018
    Reply

    Waoh qu’elle merveille!!!

  24. Fifonsi
    27 janvier 2018
    Reply

    J ai lu avec passion franchement je ne voulais pas que cela s arrête merci d’être restée béninoise et fière que Dieu te protège bon séjour
    Fifi

  25. YAVÊDO
    27 janvier 2018
    Reply

    Émue; une cosmopolite qu’il fais voyager ses frères sans billet d’avion ni visa ; tu es juste comme une présidente du monde 🌍😊😊😊😊🤜🏾🤜🏾🤜🏾🤜🏾🤜🏾🤜🏾 Jamais je n’ai douter de t’avoir capacité à défendre nos couleurs et comme tout ceux qui sont partis et qui le font tu défendras bien aussi mieux le Bénin qu’eux et à ta façon car les dire de la plume font plus de bruit qu’un micro qui crie son mécontentement…..🙋🏾‍♂️🙋🏾‍♂️🙋🏾‍♂️🙋🏾‍♂️

  26. Lyly
    29 janvier 2018
    Reply

    This makes me wanna go home so bad. Cotonou in my heart FOREVER !

  27. myleneflicka
    30 janvier 2018
    Reply

    Merci beaucoup Edwige !

  28. Brunell AGOSSOU
    30 janvier 2018
    Reply

    Je n’ai jamais rien lu d’aussi délicieux; 🙂 Cotonou je t’aime du coup ahahah

  29. Gires Takam
    30 janvier 2018
    Reply

    J’ai adoré chacune de tes phrase et la façon dont elles sont écrites! Merci de nous avoir partager tout cette Nostalgie!

  30. Adjaratou LAWANI
    8 avril 2018
    Reply

    Le plus beau pays au monde c’est chez nous 🙂 , un plaisir de te lire . Du courage dans tes nouvelles aventures, Cotonou never die

  31. […] Cotonou, je t’aime. C’est sur ces 4 mots que j’ai raconté mes peines. Cotonou, je t’aime est l’article par lequel j’ai annoncé la nouvelle. Elle était devenue mon hymne, un quatrain et une prière. Aujourd’hui, cette prière est de nouveau réalisée. Puisque mes doigts rugissant sur mon clavier, viennent d’un corps posé dans un lit, lui-même assis dans une ville appelée Cotonou. Je suis née dans ce giron. Et elle restera pour moi la plus belle ville du monde. […]

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