Adonon Tour : Mes 5 Restaurants préférés à Cotonou

Je suis rentrée au Bénin. Cette phrase veut dire plusieurs choses. Elle veut dire toute la joie qui m’a fait crier, « Waouh » à peine sortie de l’avion. Elle veut dire comment la chaleur m’a violemment happée, l’instant d’après, m’étouffant presque. Elle raconte l’immense joie que portaient mes pas de retour chez les miens. Imaginez toutes les nuits avant ce jour-j, où j’ai fantasmé sur le sourire de maman quand elle me verrait débarquer sans prévenir, où je me suis vue serrer sur mon cœur ma sœur dont je n’avais pas humé l’âme depuis des mois. Mon ami Morel non plus n’en revenait pas quand j’ai annoncé à la réception de son boulot, que son bro le cherchait…

Je suis rentrée au Bénin alors que j’en étais partie sans savoir quand je reviendrai. Je suis rentrée au Bénin. Cette phrase, ô mon Dieu, cette phrase est un rêve que j’ai fait chaque nuit depuis ce fameux 19 décembre, date devenue deuxième naissance.

Je suis rentrée au Bénin…

Photo d’une Mylène Flicka, dans son habitat naturel. Soleil et Martyrs. Crédits : Wayne Danny, distingué frère et souffre-douleur patenté

 

Cotonou, je t’aime. C’est sur ces 4 mots que j’ai raconté mes peines. Cotonou, je t’aime est l’article par lequel j’ai annoncé la nouvelle. Elle était devenue mon hymne, un quatrain et une prière. Aujourd’hui, cette prière est de nouveau réalisée. Puisque mes doigts rugissant sur mon clavier, viennent d’un corps posé dans un lit, lui-même assis dans une ville appelée Cotonou. Je suis née dans ce giron. Et elle restera pour moi la plus belle ville du monde.

Rentrer au Bénin pour moi signifie plusieurs choses, donc. Samedi dernier, j’ai enfourché Elisabeth ma bécane, celle qui a conduit mes fesses dans les dédales de cette cité. Elisabeth et moi, pas moins de 7 ans d’amitié, avons parcouru la route des pêches. J’adore la vitesse. Et cette route en pleine construction m’a donné l’occasion de reparcourir les lieux de mes aventures. J’ai certes rongé ses freins, mais je n’ai pas pu m’empêcher de « Ouh-er » en retraversant les échangeurs de ma ville.

Demandez à qui vous voulez, cette chanson est tatouée dans le cœur de tous ceux qui partent d’ici. Et moi, en revenant, j’avais la voix de Nasty dans les oreilles…

Bienvenue dans ma ville, Cotonou la belle. Et quand je m'éloigne d'elle, Cotonou m'appelle Click To Tweet

Je suis donc là…à Cotonou. Pour plusieurs raisons mais ça c’est une autre histoire. J’ai arrêté d’écrire après une longue période de gueule de bois. L’écriture m’avait saoulèe. De passion, elle est passée à routine. Et la poufiasse m’a gavée.

Je suis allée voir ailleurs, tu n’y étais pas. Alors, me revoici

Je n’aurais jamais cru qu’un jour je quitterai mon pays. Stévy en rigole croyez-moi, lui à qui j’ai soutenu mordicus que je ne quitterai pas mon pays parce que ci, parce que ça. Je suis partie du Bénin pour une simple raison…je voulais voler, explorer et découvrir le monde. Partir a été une déchirure. Pendant mes premiers mois, j’étais une véritable loque. J’ai opposé une farouche résistance à la France. Je ne suis pas sortie de chez moi, et n’eut-été mon amoureux, je n’aurais jamais mis pied dehors. Je n’aurais vu personne. Ah tiens, je n’ai vu personne avant le dernier jour de mon séjour. J’ai organisé un meetup auquel étaient des personnes merveilleuses avec qui j’ai parlé gari, nostalgie et vaseline. Le dernier c’était pour la rime. Je suis l’écrivain qui a raté sa vocation de rappeuse. Mais vous pouvez m’appeler Mc M-au-Carré.

Est-ce que vous vous rendez compte que j’ai le pouvoir de vous faire lire des lignes et des lignes avant de vous parler du sujet même de cet article ? Si vous aimez me lire, dites-le moi. Soutenez-moi à écrire plus parce que ma plume se nourrit du plaisir que je donne à autrui. L’écriture est la seule activité que je fais en souriant….L’amour aussi. Mais l’écriture d’abord.

Penser que vous lirez ces mots me fait rougir. Faire des blagues douteuses en écrivant me fait sourire. Tu sais que c’est ta passion quand tu ne peux t’empêcher de sourire pendant que tu le fais.

Food is definitely Bae.

( Sorry bae ❤ )

Je suis donc rentrée à Cotonou. Et cela veut aussi dire que j’ai mis à exécution le AdononTour. Adonon en Fon est le mot utilisé pour dire « Gourmand ». Il n’a pas plusieurs sens ce mot, juste celui qui va du plat à l’estomac. Adonon is the new Yummy. À Paris, j’ai passé mes soirées à retenir un peu de l’âme de mon pays à travers sa gastronomie. J’ai vidé mon gari non pas parce que je n’en avais pas assez mais bien parce que je ne voulais rien manger d’autre que du Béninois…

Quand mon gari s’est terminé, sur Twitter je suis allée pleurer. Et à mes papilles, j’ai fait cette étrange promesse de goûter à autant de plats béninois que possible, si l’occasion m’était donnée de rentrer au pays. Le hashtag #AdononTour est né d’une discussion avec le modèle Béninois et partenaire en bouffe, Mariame Abdou qui a eu le chic de trouver le nom parfait pour cette aventure gustative des plus alléchantes.

À Cotonou, quand je ne suis pas dans mon lit, je suis quelque part dans la ville dans l’un des 5 restaurants qui vont suivre. J’éprouve pour ces lieux un attachement particulier, que je vous raconterai, parce que chacun d’eux détient une âme. C’est un concept, une ambiance ou un goût. Je ressens de l’affection pour ces 5 lieux parce qu’ils font partie de mon histoire personnelle. Et cette histoire, la voici.

1- Le Restaurant La Clé, Haie Vive

C’est le seul restaurant à Cotonou qui a ravi d’emblée mes 5 étoiles. Ce lieu dépasse sa définition. Ce n’est pas juste un Lounge, c’est un concept. Ce n’est pas juste un restaurant, c’est une âme. Je suis tombée amoureuse de ce lieu et dans ce lieu. Si j’y suis autant attachée ce n’est pas juste pour la qualité des plats africains qu’ils confectionnent. La Clé est véritablement mon restaurant préféré. Un nuit, j’ai dit je t’aime à quelqu’un sur les notes de « Notre dame de Paris » que fredonnait un chanteur, assis au bar avec sa guitare. Je n’oublierai jamais ce soir. Les lumières d’une couleur ambre tamisée éclairent voluptueusement une vaste salle, dont les murs portent des mots.

Oui. La Clé est un concept qui a ravi mon cœur. Une nuit, j’y ai vidé une bouteille de Vodka et ce soir-là, un Virgile m’a porté dans ses bras pour me ramener à la voiture. C’était il y a trois ans. Mais il ne m’a plus jamais oubliée. Puisque la semaine dernière encore, on en a rigolé. Située dans la Haie Vive de Cotonou, la Clé est, je crois bien, le seul restaurant où il y a des livres. Arrêtons nous un instant sur cette phrase. Peut-être servent-ils juste à décorer mais ils sont là. Des gravures portant des citations ornent les murs. Il y a là divers espaces d’autres en cocons, d’autres en nids et d’autres en lits. Au bar, des chaises basses sont disposées en cercle ouvert autour des liqueurs, que le Barman se fera un plaisir de vous servir.

Chaque fois que je m’y rends, j’éprouve une très grande sérénité. Et puis, c’est peut-être le seul restaurant où une citation d’Harvey Specter peut prendre tout son sens. Non, c’est un restaurant où je vois bien Harvey Specter dîner…

La clé est un autre monde à CTN ( prononcez CityN). Chaque fois que j’y entre, je le ressens. Dans la salle qui sert de toilettes se font face deux portes, Hommes et Dames, au dessus desquelles sont disposées des citations. Alors, Harvey ou Paolo Coelho ?

Ce lieu porte une sensibilité très touchante malgré son côté un peu chamarré, un peu bling-bling. Mais c’est un bling-bling discret avec une qualité de service rare à Cotonou. On s’attache aux serveurs puisqu’ils sont à nos petits soins. La musique, ni trop fort ni trop faible, juste ce qu’il faut de subtil pour avoir ses aises.

Je suis en osmose avec la playlist. J’y ai écouté du Craig, du Keys et du Seka. J’y ai mangé du Telibo, du Monyo et de l’Alloco. Les portions sont généreuses comme je les aime, mais pour le prix ce n’est que justice. Ils vous offrent un dessert en Marguerite, avec de la papaye, de l’ananas et de la mangue. Ce traitement a un palier. Leur « Mantindjan » est une référence. Accompagnement : Pâte noire, vous m’en direz des nouvelles.

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2- Restaurant La Savane, Bar Tito

Mon ami Morel raconte à qui veut l’entendre qu’après mon premier séjour de 3 jours en France, que j’avais commandé un dessert; ce qu’il ne m’avait vu jamais faire avant. Ce sont des conneries mais elles sont nées dans ce restaurant. La Savane. On y faisait un Team Building autour de la bouffe. Chaque fois que Yanick est à la Savane, il me fait la même blague :

  • Mylène, tu crois que l’eau vient de la brousse ? Comme on est à la savane…

 

Est-ce que j’ai rigolé ? Oui. Yanick est un fléau. Les autres membres de la #TeamIrawo n’en parlons même pas. La Savane est un lieu spécial. C’est aussi un concept « customisé » que j’aime bien. La preuve, c’est mon deuxième restaurant préféré à Cotonou. Étrangement, peu de personnes connaissent ce lieu. Située à Bar Tito, en allant vers Jericho, la Savane est spécialisée dans la cuisine africaine et plus précisément béninoise. Ce que j’aime chez eux ? Plusieurs choses.

D’abord, ils ont vraiment réussi à recréer une ambiance « Savane » comme la couleur des murs qui rappelle l’argile rouge utilisée pour construire les maisons. En 2015-2016, j’y traînais beaucoup après 23h, heure à laquelle je finissais de bosser et où j’avais une faim d’ogre. Il faut savoir une chose sur ce restaurant, c’est que quelque soit le plat que tu commandes, il ne prend pas plus de 20min à venir. Ce qui est plutôt un exploit à Cotonou vu la composition des recettes et leur complexité.

À la savane, le service est impeccable. Je n’ai jamais eu à m’en plaindre, sauf quand le serveur déposait l’addition du côte de mon compagnon. Je leur en ai fait la remarque et c’est passé comme lettre à la poste, avec le sourire. J’adore particulièrement les serveurs de la Savane parce qu’ils sont très avenants. On dirait qu’ils sont toujours contents d’être là. Je sais que c’est impossible mais ils ne laissent rien transparaître. Et moi, je laisse toujours quelque chose avant de disparaître tant un service de qualité au Bénin est rare. Demandez à Sandra Idossou, elle a pour vous plusieurs histoires.

À la Savane, vous avez intérêt à ne pas manger à la fourchette. Il y a ce bel dispositif Canari + Robinet + Réceptacle qui vous permet de vous laver les mains afin de mieux toucher des doigts ce goût si vrai et si authentique de leurs plats. Servis dans des assiettes d’argile nées de la dextérité de nos potières, les plats de la Savane conservent leur chaleur et leurs épices en attendant que vous les glissiez dans votre estomac. C’est aussi l’un des détails que j’apprécie dans ce restaurant. La présentation est digne d’un repas maison. Je vous recommande vivement leur sauce Tchiayo.

Ce n’est pas tout…S’il y a un point sur lequel je fais absolument confiance à la Savane c’est sur leurs jus naturels. Dans de nombreux restaurants cotonois, il est courant de tomber sur des « jus naturels » entre griffes, mélangés à de l’eau et du sucre, à cause de la cupidité et du manque d’honnêteté des tenanciers. Raison pour laquelle, étant engagés contre les sodas, je préfère de l’eau quand le restau me parait peu digne de confiance. Mais à la Savane c’est une tout autre affaire. J’y ai amené mon ami Kessir, qui automatiquement est lui aussi tombé sous le charme de leur jus d’ananas et en a profité pour repartir avec une bouteille. 

J’ai pris cette photo cette semaine en y allant. J’ai eu l’agréable surprise de tomber sur les serveurs qui faisaient monter ce beau panier d’ananas, venus tout droit des entrailles du Bénin. Saviez-vous que l’ananas du Bénin est parmi les meilleurs au monde ?

Une dernière chose sur le restaurant la Savane, c’est cette petite clochette en forme de cerf qui m’a longtemps dérangée parce qu’elle sert à appeler les serveurs. Je trouve le concept original mais je n’aime pas la faire tinter pour attirer l’attention. Vous trouverez cette petite clochette dorée sur chaque table. Elle est magique. Un seul son, et ils seront là, pour répondre à chacune de vos demandes avec le sourire.

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3- Le Mimi’s

Ceci n’est pas un restaurant. C’est un fast-food. Mais c’est probablement le meilleur fast-food de la ville. Peut-être parce qu’ils y font le meilleur burger de Cotonou. Foi de Flicka ! Le Mimi’s était d’abord un blog avant de devenir un lieu. Créé par Michèle Chidiac, blogueuse Food, il a longtemps été un rêve qu’elle a nourri en partageant ses meilleurs recettes sur mimitaba.wordpress.com, hashtag FatLife; en mettant en place un système de livraison à domicile de Healthy Boxes puis en lançant en Novembre 2017, ce qui allait devenir mon 3ème QG favori de tous les temps.

Le jour où j’ai quitté le Bénin, journée ensoleillée remplie de tristesses et de migraines, j’ai absolument tenu à amener au Mimi’s ma mère, mon frère et ma sœur qui elle, s’est gavée d’une glace monstrueuse sous mon regard attendri. Ce que j’aime le plus au Mimis, c’est ce que j’y mange. Les spécialités de la maison : Les frites Mimi’s, le burger Mimi’s et les incontournables et amusantes Bubble Tea pour faire glisser le tout. Vous avez là mon menu type.

Parce que je savais que j’allais bientôt me faire le ciel, j’ai passé ma dernière semaine à Cotonou, à me goinfrer de burgers Mimis, en attendant de découvrir le goût d’un Mac Do. Y a pas match, dirait l’autre. Un goût de papier mâché versus un paradis papillaire. D’ailleurs, cette expérience m’a fait rêver du Mimi’s chaque fois que je rêvais de mon retour à Cotonou. Je me voyais toujours dans ces limbes m’apprêter pour y aller mais je n’atteignais jamais son seuil et je ne goûtais jamais un morceau. Jusqu’à ce 19 Mai 2018, où après avoir donné à Rawdath ses nouveaux patins, je me suis rendue avec la TeamIrawo au Mimis, pour ce qui allait devenir ma nouvelle première fois.

Photo pixélisée d’un amour de millions de pixels

4 – Le Domino

Quand vous devez annoncer à vos meilleurs amis que vous les quittez pour ne revenir vous ne savez quand, où allez vous ? Comment le leur dites-vous ? Quand vous avez ça dans la gorge, quand vous pensez que c’est peut-être la dernière fois avant longtemps, qu’autour d’une table vous serez réunis, où irez-vous ? Quand vous êtes fatigué après une dure journée, qu’il est tard et que tout est fermé mais pas votre estomac, sur quelle route vous mènent vos pas ? Quand vous avez envie d’être seule avec vous même et avec un repas simple, généreux et pas onéreux, quel nom vous vient à l’esprit ? Domino Express pour moi. 

Le seul restaurant ouvert 24h/24 à Cotonou, à ma connaissance. Je n’ai jamais eu à me plaindre de leur service, c’était l’essentiel pour moi. C’est l’endroit où je me pose souvent pour un Riz + Alloco, toujours gagnants. Ils connaissent ma tête là-bas, surtout à force de m’y voir ces derniers temps. Je me souviens qu’à cette soirée-là où j’ai dit à mes enfoirés d’amis que j’irai voir ailleurs si j’y étais, j’ai commandé un plat que je n’aurais pas pu finir honnêtement. Mais j’étais gloutonne, stressée et je voulais me la faire friponne. La serveuse, je n’oublierai jamais sa réplique, m’a aussitôt dit : 

  • La dernière fois vous avez commandé un plat de Monyo que vous n’avez pas terminé. Vous êtes sûre que vous voulez une double portion cette fois encore ? 

Okay. C’était le fou-rire général. J’étais cramée. La meuf avait même gardé l’historique de mes commandes. Même Siri n’en aurait pas été capable. Aujourd’hui encore, de retour à Cotonou, j’y suis allée maintes fois et on s’est revues la serveuse et moi. Elle avait oublié cette fois mais moi non. J’aime le Domino pour son côté un peu glacé, l’uniforme monocorde des serveurs, une ambiance quasi effacée qui m’aide à me concentrer quand j’en ai besoin. Je n’ai jamais testé leurs pizzas mais je sais que quoi qu’il se passe, je trouverai toujours mon Alloco et mon jus d’Orange-Ananas, ma petite place sur le mur et une prise pour brancher mon pc. 

Domino Express est à côté de la Playzone et du Calypso, dans la Haie Vive. 

5- L’imprévu 

Credits : L’imprévu
  • On va à l’imprévu ? 
  • Oui mais on va où exactement ? 
  • À l’imprévu ! 

Chaque fois que je propose à quelqu’un de se rendre à L’imprévu, il y a ce petit flottement de compréhension qui survient. Pourtant, ce restaurant-hostel à Ganhi, juste à côté de la direction générale d’Ecobank, est l’un des meilleurs. La première fois que je m’y suis rendue, c’était en compagnie de mon ami Guillaume, qui connaît mieux la ville que moi, pourtant sans y avoir grandi. Guillaume, que j’appelle affectueusement Guimauve, m’a amenée dans ce lieu à la veille de son départ. On a fait connaissance avec Brady, un serveur tellement adorable que nous avons passé l’après-midi à bavarder, snaper et prendre des photos. Je crois que la majorité des filles de mon Snap se rappelleront encore de son sourire agréable et un tantinet charmeur, de ses bras musclés et un peu trop attirants. Ah ouais, moi aussi, je m’en rappelle très bien. Très franchement, j’ai un crush sur lui. 

L’imprévu fait les meilleurs smoothies de CTN. Avant qu’il ne s’envole pour les Pays-Bas, c’est le dernier endroit où nous nous sommes tous vus, avec Mawunu, Yanick, Aldrich, Freeda, Jean-Romuald et Morel. Cette photo mythique de la #TeamIrawo a été prise là-bas dans leur jardin. L’imprévu est un cadre très chaleureux, à l’esthétique minimaliste qui ne réussit pas ses poulets Yassa mais possède une variété excellente de vins. Gros like à leur mousse au chocolat et à leur steak. J’y ai donné mon premier autographe et rencontré là-bas mon ami Joël Filori, qui j’en suis persuadée, lira ses mots avec le sourire.  

La décoration de ce restaurant est incroyable. Bien pensée, jusqu’au détail près;  même la forme des fenêtres reprend le logo avec une telle finesse qu’on a l’impression de se trouver chez soi, à la maison, dans un lieu où tout va bien, où tout est à sa place. Autre détail à L’imprévu, qui m’a absolument ravie, ce sont les coussins. Si un jour, vous avez la chance de vous y rendre, faites-y attention. Dessus sont brodées des expressions typiquement béninoises sur un bleu-vert et ciel, couleurs de la maison. Vous vous assiérez peut-être sur un “il y a 3 jours” ou sur “un de plus” ou encore sur #Team229, le seul et le vrai. Parfait pour des brunchs et des rencontres entre proches, l’imprévu est plus qu’un restaurant. C’est un guesthouse privilégié pour ceux qui souhaitent se reposer en plein cœur de la ville. Quand vous irez là-bas, pour avoir une estimation de ma taille, regardez la hauteur de l’horloge à cadran placée sur le mur.

Je mets un point d’honneur à ce restaurant parce que de nombreuses fois j’ai été éblouie par leur service et leur équipe. À L’imprévu tout a été prévu pour le plaisir de ceux qui s’y rendent. Pardonnez-moi ce jeu de mots si facile, il était nécéssaire. C’est aussi l’un des rares restaurants à CTN où vous pouvez voir la fondatrice venir s’asseoir à votre table, converser avec vous et donner à chaque client un peu d’âme. C’est cette simplicité et cette bienveillance qui rejaillit sur le cadre. Je leur ai mis 5 étoiles sur Facebook, en attendant le jour où je pourrai dire au monde entier, que ce restaurant est parmi les meilleurs de ma ville. Je n’y suis pas encore retournée, à l’heure où j’écris ces mots. Parce que vous savez, il faut y aller à l’imprévu. 


Dans quelques jours, je quitterai encore Cotonou. Cet article c’est pour tous ceux qui y (re)viendront. 🙂 Profitez bien de ma ville. Elle vous le rendra bien.

7 Comments

  1. 9 juin 2018
    Reply

    Merci Mylene pour cet article très captivant. tu me renseignes vraimentsur les bons coins culinaires de Cotonou. J’ai hate d’y retourner pour faire vivre a mes pailles gustatives ces même expériences. Merci encore pour la promotion du Benin ainsi que ton activisme et ton engagement dans la vie quotidienne. Continue le bon travail.
    Achille Nouatin
    Pretoria South Africa

    • myleneflicka
      10 juin 2018
      Reply

      Waoh, depuis l’Afrique du Sud ? Merci Achille pour la lecture. Je te souhaite de vite rentrer et de pouvoir te replonger dans les saveurs béninoises. Merci pour le soutien et au plaisir de se rencontrer 😊😊😊

  2. Celia ifelaye
    10 juin 2018
    Reply

    Merci pour cet article que j’ai beaucoup apprécié.
    A ta prochaine descente à Cotonou, je t´invite à découvrir « Lieu Unique » à Fidjrossè et d’y aller dans la soirée. Tu te délectera de bons plats Et tu profiteras de leur orchestre.
    Perso moi j’adore 😉.

    • myleneflicka
      10 juin 2018
      Reply

      Merci beaucoup à toi pour la lecture Célia ! Je connais le lieu unique mais je n’y ai jamais mangé. Je le ferais ASAP 👌🏾👌🏾😊

  3. Hans Sosthène
    11 juin 2018
    Reply

    Je suis à Cotonou mais je reste stupéfait et admiratif de la description faite de ces lieux. Je les fréquente déjà à l’exception de deux. J’y promènerai mes pas avec beaucoup d’attention. Merci pour ton amour pour Cotonou.

  4. 11 juin 2018
    Reply

    J’ai juste adoré cet article. Ta plume me fascine. J’en suis amoureuse.
    C’est plus pour te lire que j’ai cliqué sur le lien via Facebook mais je me souviendrai quand même de tes coups de coeur à ma sortie de prison.
    Merci pour ce que tu écris. C’est toujours différent quand on écrit avec passion. C’est vivant presque !

  5. Muriel ALI
    11 juin 2018
    Reply

    Je me rend compte que beaucoup de chose change à Cotonou. Je suis une FoodAddict so je note déjà ton Top5. J’espère qu’un jour je rentrerai à Cotonou pour voir tout ca . May be c’est la bouffe qui me fera rentrer qui sait. 🙂
    Comme je le mets dans mes post sur les réseaux #TeamAdononForEver
    #OnMourraLeVentrePleinPasAvant

    Muriel de Lille (France)

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